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Plusieurs combattants de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) lors d'un rassemblement au Nord de la République centrafricaine en décembre 2020

Centrafrique : les autorités de la Haute-Kotto appellent à contrer l’approvisionnement de la CPC en armement

Face à la résurgence des groupes armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ces derniers jours, les autorités de la Haute-Kotto sollicitent l’appui de la Minusca pour barrer la route à l’approvisionnement de ces derniers en armes et munitions. Une demande formulée à la cheffe de la Minusca, Valentine Rugwabiza, lors d’une visite à Bria, la semaine dernière. Selon le préfet de la Haute-Kotto, Evariste Binguinendji, les rebelles s’approvisionnent depuis le Soudan grâce à leur base arrière de Sam-Ouandjia à l’Est du pays.

Décrivant la situation sécuritaire de la région, le représentant du gouvernement a étalé les efforts de l’armée nationale, mais également le gros défi logistique auquel elle fait encore face. Pour pouvoir mettre fin à l’approvisionnement des rebelles en armement, le préfet demande l’installation d’une base temporaire de la Minusca à Sam-Ouandja.

« Vraiment, je vous prie de nous appuyer »

"Pour l’instant, les éléments de l’UPC sont tous retranchés à Sam-Ouandja, à la frontière soudanaise. C’est là que les armes, munitions et même les mercenaires entrent pour envahir le territoire. Raison pour laquelle j’ai toujours plaidé pour qu’on nous mette un check-point là-bas. Vraiment, je vous prie de nous appuyer" a plaidé Evariste Binguinendji, préfet de la Haute-Kotto.

Touchée par la demande des autorités locales de la Haute-Kotto, la cheffe de la Minusca, a assuré en avoir pris bonne note. Toutefois, elle compte, dans un premier temps, échanger avec son staff avant toute action.

"La demande très spécifique que vous avez faite d’ériger une base temporaire, positionnement qui permet surtout de placer un blocage aux sources d’approvisionnement, j’en ai pris bonne note. Soyez rassuré, je vais devoir discuter avec mon leadership de la force mais également de la police" a fait savoir Valentine Rugwabiza.

Selon la cheffe de la Mission onusienne en République centrafricaine, rien ne peut se faire dans la région sans l’appui de la population. A cet effet, elle sollicite la collaboration de la population. Notamment, des différentes communautés afin de signaler à temps, les mouvements de ces hommes armés qui se réorganisent ces derniers temps.

 

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