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Des éléments des Forces armées centrafricaines lors d'une opération à l'intérieur du pays

Centrafrique : le Haut-commandement militaire sanctionne des officiers de l’armée nationale

Après plusieurs mois de mise en garde, le Haut-commandement de l’armée passe au régime de sanctions pour faire régner la discipline. Quatre officiers ont été rétrogradés, le 08 juin dernier, suite à un décret du président de la République. Ces derniers ont été sanctionnés pour manquement à leurs obligations de militaire.

Dans ce décret cosigné par le Premier ministre et le ministre de la Défense nationale, les motifs varient d’un officier à un autre. Le capitaine Frédéric Ouango du 4ème Bataillon d’infanterie territorial (BIT4) est descendu au grade de lieutenant. Les lieutenants Jean-Paul Mouté du Bataillon d’honneur et Bertrand Bouyémbé du Bataillon du génie ont été rétrogradés au grade de sous-lieutenant. Selon le décret, ces officiers ont délibérément refusé d’obtempérer aux ordres de la hiérarchie lors d’une mission commandée.

Manquement grave au devoir et responsabilités du militaire

Par ailleurs, un autre officier a été visé par la même sanction. Il s’agit du lieutenant Al-Amir Bilal du 5ème Bataillon d’infanterie territorial qui redevient sous-lieutenant. Le motif évoqué selon le décret est le manquement grave au devoir et responsabilités du militaire au combat, ayant occasionné la mort de six soldats à Nzako dans le Mbomou. Cet officier était à la tête d’une faction des Forces armées centrafricaines déployées à Nzako dans le Mbomou.

Des attitudes déjà décriées par certaines autorités locales

Le 28 avril dernier, des éléments de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) avaient mené une première attaque contre les positions de l’armée nationale à Nzako. Assaut qui avait fait près d’une dizaine de morts et plusieurs blessés dans les rangs des forces nationales. Suite à cette incursion, les autorités locales avaient fustigé l’attitude de certains chefs militaires, qui selon elles, avaient manqué à leurs obligations.

Cette énième vague de sanctions intervient quatre mois après une décision du ministre de la Défense nationale radiant plusieurs dizaines d’éléments de l’armée.

 

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