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Un éleveur peul près de Bouar dans le Nord-ouest de la République centrafricaine

Centrafrique : plus d’un millier d’éleveurs de retour dans la Basse-Kotto après 5 années d’exil

Certains éleveurs peulhs qui avaient quitté les localités de Mobaye, Kémbé et Satéma sont déjà de retour. Selon le premier vice-président de la commune d’élevage d’Ewou, au moins 1100 éleveurs sont revenus, depuis le début l’année, après avoir passé plus de 5 ans dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute-Kotto. Certes, réinstallés, mais ces éleveurs sont encore confrontés à plusieurs difficultés d’ordre humanitaire.

Ces retournés, selon les autorités communales d’Ewou, se sont réinstallés dans trois communes dans les périphéries de la ville de Mobaye, capitale provinciale de la Basse-Kotto. D’après le 1er vice-président de la commune d’Ewou, Aladji Yaya Bilboudi, leur nombre s’élève à plus d’un millier de personnes.

"A Mbélima, ils sont au total 500, 400 à Mboui et 200 à Satéma. Beaucoup sont rentrés presque les mains vides. Autrement dit, ils ont perdu leurs bétails. Ils tentent par tous les moyens de se donner une nouvelle vie mais manquent d’essentiel", explique Aladji Yaya Bilboudi.

L’agriculture comme moyen de résilience

Confrontés à d’énormes difficultés après leur retour, ces familles d’éleveurs se sont tournées vers l’agriculture afin de répondre à leurs besoins alimentaires et reconstruire leur vie. Cependant, ces dernières manquent d’outils adéquats et de semences.

"Elles se sont mises à cultiver la terre mais manquent de semences et autres outils pour bien mener cela. C’est vraiment difficile, car elles doivent se nourrir d’abord", affirme le 1er vice-président communal d’Ewou.

Faciliter la réintégration pour préserver la paix

Considérée comme l’une des importantes communes d’élevage de Mobaye, les autorités locales s’investissent activement à consolider la cohésion sociale entre éleveurs et agriculteurs à travers des sensibilisations pour respecter les couloirs de transhumance. Autres défis soulevés par ces autorités, c’est l’absence des services vétérinaires dans la région pour de veiller sur la santé animale. Par ailleurs, selon les mêmes autorités, le commerce de bétails a connu une baisse à Ewou en raison de la présence des hommes armés dans la région depuis 2017. Les éleveurs ont vu leur cheptel réduit, car ils sont obligés de payer des taxes à ces groupes armés.

 

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