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©Hervé Séréfio/ Minusca
Des casques bleus bangladais de la Minusca escortant un convoi de transport de marchandises entre Bouar et Béloko dans le Nord-ouest de la RCA, août 2018

Centrafrique : 3 casques bleus de la Minusca tués dans l’explosion d’une mine dans le Nord-ouest

Trois casques bleus du contingent bangladais de la Minusca ont été tués, ce lundi 03 octobre 2022, dans l’explosion d’une mine dans le Nord-ouest de la République centrafricaine. Le véhicule de ces soldats de la paix a sauté sur un engin explosif non loin de Koui. Le bilan fait également état d’un blessé grave.

Selon des sources locales contactées par Radio Ndeke Luka, le drame s’est produit le lundi 03 octobre 2022 aux environs de 20H30. Un véhicule des casques bleus bangladais de la Minusca, en mouvement dans la région de Koui (préfecture de l’Ouham-Pendé), a roulé sur un engin explosif enfoui dans le sol à hauteur du village Kaïta, situé à 3 Km de la ville de Koui. Le premier bilan fait état d’au moins 3 morts et d’un blessé grave.

La Minusca attristée  

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) se dit attristée par ce drame. Une source proche de la mission parle d’un événement tragique mais se réserve de donner des détails sur l’accident.

Le contingent bangladais est déployé depuis plusieurs mois dans une partie du Nord-ouest de la République centrafricaine. En plus de la périlleuse mission de la protection des civils face aux attaques des groupes armés, ces soldats de la paix effectuent également des opérations de déminage sur les principaux axes de la région.

Le Nord-ouest centrafricain, un champ de mines ?

Depuis le lancement de la contre-offensive de l’armée centrafricaine et de ses alliés russes en février 2021 contre les positions des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ces rebelles, pour freiner la progression des forces régulières, ont planté des mines sur plusieurs axes menant aux grandes villes et aux chantiers miniers dans une partie du Nord-ouest. Entre avril 2021 et octobre 2022, plus d’une vingtaine de personnes, pour la plupart des civils, ont déjà péri à cause de ces engins explosifs.

L’utilisation des mines (anti-char et anti-personnel) comme tactique de combat, principalement par le groupe armé Retour-Réclamation-Réhabilitation (3R), a d’énormes impacts négatifs sur la situation socio-économique dans les préfectures de l’Ouham-Pendé, Nana-Mambéré et la Lim-Pendé. Elle entrave la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le développement de cette partie de la République centrafricaine.

Ainsi, pour faire face à ce problème, la Minusca a lancé en mai 2021 une opération de déminage dans la région. Cette opération suspendue, 4 mois plus tard, a été relancée en mars 2022. Cependant, aucune donnée n’est encore disponible sur le nombre d’engins explosifs déjà détruits ou désamorcés. 

 

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