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©RNL/Brice Landry Ndangoui
Un agent de l'Enerca procédant à un branchement moyenne tension dans un quartier de Bangui

Centrafrique : des quartiers du 7e et du 2e arr. de Bangui plongés dans l’obscurité

Plusieurs quartiers dans les 7e et 2e arrondissements de la ville de Bangui sont privés d’électricité. Une panne de transformateur datant de plus de trois mois serait à l’origine de cette rupture. D’après les habitants de ces localités, cette situation impacte négativement leur quotidien.

Dans le 7ème arrondissement de Bangui, les quartiers Kassaï, Poukandja et Nguito 5, sont dans le noir depuis plus de 3 mois. L’unique transformateur de l’ENERCA qui alimente tous ces quartiers depuis les années 90, est en panne. La nuit, les maisons sont éclairées à l’aide des lampes à pétrole ou des batteries. Les habitants de ces quartiers sont très inquiets. 

« Même la caserne militaire manque d’électricité »

"Nous sommes tout prêt d’un camp militaire. Même la caserne militaire manque d’électricité et nous sommes entourés de hautes herbes. En cas de danger, comment pourrions-nous alerter nos autorités ? Il faut nous rétablir l’électricité" s’est indigné Gilbert, un habitant du quartier Poukandja.

Dans le 2ème arrondissement de Bangui, les quartiers Kingoma, Bruxelles et une partie du quartier Langbashi, subissent aussi le même sort. C’est depuis deux mois que les populations sont privées d’électricité. Les activités ménagères sont durement touchées au grand dam de celles qui exercent de petits commerces.

"Nous éprouvons des difficultés pour écraser le manioc. La vente de l’eau fraîche est aussi interrompue parce que nos congélateurs ne fonctionnent plus. Nous avons aussi peur de nous promener la nuit de peur de nous faire dépouiller de nos biens par les braqueurs" a regretté Vanessa Kodibelet, une mère de famille au quartier Kingoma.

Coup dur pour les activités commerciales

Au quartier Bruxelles, ce manque d’électricité joue négativement sur le quotidien de tous ceux qui dépendent directement de l’électricité pour mener leurs activités génératrices de revenus. Ils affirment que la rupture de l’électricité porte un coup dur à leurs activités commerciales.

"Rien ne marche dans ma poissonnerie. Les poissons de mer que je vends sont en état de putréfaction avancée et les clients n’en veulent plus" s’est plaint Georges Tumo, gérant de la poissonnerie « Divine ».

Dans la matinée du mardi 16 août, une partie de la population du 2e arrondissement a pacifiquement manifesté pour réclamer le rétablissement de l’électricité. Les autorités locales en appellent à une solution rapide pour éviter le pire.

 

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