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Un prototype de la carte nationale d'identité centrafricaine

Centrafrique : une centrafricaine se lâche sur l’injustice autour de la délivrance de la CNI

Certains demandeurs de la carte nationale d’identité se plaignent de l’injustice dans le traitement des dossiers à la direction des services de police judiciaire. Le nom ou parfois l’apparence de certains demandeurs constitue un blocage pour rentrer en possession de cette carte. Alors que certains passent parfois quelques heures, 1 ou 2 jours pour l’obtenir, les autres peuvent attendre des semaines voire des mois sans obtenir le précieux document. 

Les plaintes ne font qu’augmenter du côté des demandeurs de la carte nationale d’identité. Si certains ont de la chance de l’avoir sans difficulté, d’autres par contre, à cause de leur taille ou de leur religion, doivent galérer pendant des mois et parfois, sans gain de cause. Aminata Gueye est Centrafricaine. Elle se plaint pour son petit frère qui a déjà passé plus de 5 mois sans entrer en possession de sa carte nationale d’identité.

L’original d’un acte de naissance de 1933 exigé

"On lui a demandé les documents de notre défunt père, né à Bangassou vers 1933. J’ai retrouvé son passeport expiré, son certificat de nationalité et son acte de naissance agrafé avec le jugement supplétif. Avec tout cela, on va lui demander de fournir l’original de l’acte de naissance. Où est-ce qu’on va le trouver ?" s’est demandée Aminata Gueye.

Pour cette citoyenne centrafricaine, il y a de l’injustice dans le traitement des dossiers au niveau du centre d’émission de cette carte.

« Un musulman n’est-il pas centrafricain » ?

"Pourquoi juger les gens par leur taille, leur nom en disant qu’un vrai Centrafricain n’est pas aussi grand de taille ou, ce nom a une connotation musulmane ? Un musulman n’est-il pas Centrafricain ? Nous avons un nom sénégalais mais notre père est Centrafricain et fonctionnaire pendant 30 ans à la mairie " s’est indignée Aminata.

Aminata Gueye appelle les autorités à revoir la manière d’émettre la carte nationale d’identité qui constitue un droit pour tout centrafricain.

« Je demanderais au gouvernement de former ces policiers »

"Comment voulez-vous qu’on ait la paix si on continue d’avoir des comportements de ce genre ? Quelle est cette façon de mettre les gens dans des stéréotypes, de les grouper ? Vous êtes de ce clan, vous êtes de ce groupe. Je demanderais au gouvernement de former ces policiers" a-t-elle martelé.

Pour contourner ces blocages, il y a quelques semaines, un jeune homme de religion musulmane s’était fait passer pour un militaire afin de vite entrer en possession de sa carte nationale d’identité. Malheureusement pour lui, il a été descellé et mis aux arrêts.

Radio Ndeke Luka a tenté en vain d’avoir la réaction des responsables de la police sur ces plaintes qui ne cessent d’affluer.

 

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