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Ali Darassa à Bambari en 2017

Centrafrique : les associations des victimes de la Basse-Kotto saluent les sanctions internationales contre Ali Darassa

Quelques jours après les sanctions de l'Etat américain et de l’Organisation des Nations-Unies contre Ali Darassa, la coordination des victimes de la Basse-Kotto sort de son silence. Appréciant les décisions du trésor américain et celui du Conseil de sécurité de l'Onu, elle attend voir la matérialisation de celle-ci.

Selon le gouvernement américain et l'Onu, Ali Darassa, chef rebelle de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), s’est rendu responsable de plusieurs crimes contre les civils en République centrafricaine. Il a, par ailleurs, forcé de nombreuses personnes à fuir leurs domiciles. Ainsi pour les victimes de la Basse-Kotto, ces sanctions représentent un pas de plus dans la lutte contre l’impunité.

"Sans la justice et la réparation, il ne peut y avoir de résilience"

"La coordination s’aligne derrière la décision du trésor américain et celles de l’Onu contre Ali Darassa. Nous attendons la matérialisation de la décision. Car sans la justice et la réparation, il ne peut y avoir de résilience. Puisque les victimes qui sont abandonnées sur les sites en provinces voire éparpillées dans des familles d’accueil à Bangui, restent traumatisées et vivent dans la misère totale"  déclare Enoch Fortuné Binguidé, coordonnateur des associations des victimes de la Basse-Kotto.

Pour la coordination des associations des victimes, les autres bourreaux doivent aussi être traduits devant la justice. Par ailleurs, elle salue l’engagement de certains éléments de l’UPC qui ont opté pour leur désarmement.

"La coordination loue le courage des combattants de l’UPC qui ont accepté la main tendue du président de la République en se mobilisant massivement pour le désarmement. Cependant, les victimes attendent de voir les généraux de la Séléka devant la justice. Nous demandons au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que les victimes, à travers la CPS, aient le moral" implore Enoch Fortuné Binguidé.

Cette réaction de l’Association des victimes intervient quelques jours après la décision de Washington et celle de l’Onu sanctionnant financièrement le leader de l’UPC, Ali Darassa. Les Etats-Unis et l’Onu ont annoncé le gel de ses avoirs et l’interdiction pour lui de voyager.

 

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